Thomas Tudoux

“Une fiction délétère”

Vernissage: le samedi 31/1/2026 de 16h à 20h;

Exposition jusqu’au 14/3/2026;

Ouvert tous les samedis de 14h à 18h (7, 14, 21, 28/02 et 7, 14/3);

Ouvert sur rdv pour les groupes.

Les recherches sur l’évaluation et le culte de la performance ont conduit Thomas Tudoux à s’intéresser de près à la méritocratie. Avec la complicité d’élèves, d’enseignant·es, de sociologues et de visiteur·euses d’ETE78, il propose d’en explorer les zones grises.
Entre la “fiction nécessaire” qui permet encore de croire en une certaine idée de justice et la “fiction délétère”, qui isole et hiérarchise, comment continuer à faire société ?

“Dans une forêt qui pousse au rythme des savoirs partagés,
chaque arbre raconte les liens, les transmissions, les gestes et matériaux
– tout ce qui l’a aidée à grandir.

Au milieu de ce bois, une petite fille avance seule.
Elle marche droit devant et parle haut.
Convaincue de s’être faite elle-même,
elle n’entend pas les chuchotements des branches.

Plus sa voix s’élève, plus le silence s’épaissit autour d’elle.
Dans sa bouche, les mots du mérite individuel sonnent comme une victoire ;
dans la forêt, ils résonnent comme un oubli…”

Thomas Tudoux développe des créations plastiques et sociales. Des œuvres à vivre, où il provoque des expériences invitant à faire des “pas de côté”, à jouer avec les règles, ou à coécrire des fictions inspirées de nos réalités sociales. Des œuvres à voir, sous forme de dessins, animations, sculptures et installations — autant de manières de mettre en tension les normes qui régissent nos vies.

Il a proposé à des élèves de primaire d’évaluer leur récréation, invité des étudiantes à prendre leur retraite à vingt ans, inventé un culte où les recordmen du Guinness Book sont vénérés comme des saints martyrs de la performance, ou encore fait financer deux mois de pause pour six entrepreneur·es à travers la France.

À l’école, au travail ou dans notre quotidien, Thomas Tudoux met en jeu les modèles de réussite et les hiérarchies sociales. Par des gestes tangibles et des actions sensibles, il explore les fondements de nos systèmes d’évaluation : qui décide de ce qui vaut ?

Il a collaboré avec de nombreux lieux d’arts (Magasins généraux à Pantin, FRAC Bretagne, La Criée – Centre d’Art Contemporain de Rennes, Art3 à Valence, Jeune Création à Paris, Atelier Tchikebe à Marseille, Lieux Commun à Montpellier, Bel Ordinaire à Pau, Halle14 à Leipzig (DE), Piano Nobile à Genève (CH), etc.) et ses travaux font parti de plusieurs collections publiques.

 

Dessin d’illustration: Thomas Tudoux.

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